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Mardi 25 avril 2006

Après 3 journées de marche, je commençais à être un peu fatigué, et explorer les hutongs à pied est relativement fatiguant. J’ai donc décidé de louer un vélo pour la journée, et ça tombe bien car l’auberge de jeunesse en propose pour 20¥ la journée, en plus ce sont de vrais vieux vélos Chinois bien solides et confortables, par contre le mien est un peu bariolé pour ne pas attirer trop les convoitises ! Me voila donc partis au hasard des différents quartiers, c’est vraiment agréable de se balader à vélo, et je le recommande vraiment à tout le monde, cela permet d’échapper aux tumultes de la ville, des grandes avenues, et de retrouver le calme et le charme des vieux quartiers.

Certains de ces Hutongs ont été rénovés en bar, restaurants, et commerces de souvenir. Ce n’est pas très intéressant car c’est envahit de touristes avec leurs pousse-pousse la journée, mais cela reste quand même agréable le matin car il y a peu de monde et surtout les papis et mamies qui font leur gym au bord du lac. (Je parle notamment des abords du parc Qian Hai 前海).

 

On peut notamment croiser des vendeurs ambulants d’une spécialité de Pékin, les sculptures en sucre ! C’est relativement compliqué et seulement certaines personnes savent encore le faire, ils commencent par prendre une cuillérée de sucre gardé à une certaine température pour le mettre sur un bâton, et à partir de ce moment ils disposent de moins d’une minute pour finir la sculpture avant que cela durcisse. Ensuite ils peignent dessus un message, la plupart des gens ne les mangent pas et préfèrent les garder tels quels.

 
Ensuite je me suis dirigé plus vers le Sud, l’histoire d’emmener mon vélo vers les remparts de la cité interdite, la place Tian’anmen ( 天安门qui veut dire « porte de la paix céleste »). J’ai pu aussi voir le « magnifique » opéra de Pékin qui est construction non loin de là, fruit du design d’un architecte Français. Mis a part que la structure est la même que celle de l’aérogare 2 F de l’aéroport Charles de gaulle qui s’est écroulé l’année dernière… Il a eu la merveilleuse idée de faire un dôme blanc, dans une ville qui est très poussiéreuse à cause des régulières tempêtes de sable, ce qui donne l’impression que le bâtiment est dégelasse comme s’il n’avait pas été lavé depuis 15 ans. Il faudrait des fois prendre en compte la météo locale avant de concevoir certaines choses ! Tout ça pour dire que Pékin est une ville sèche, tout n’est que poussière, quand on se mouche il ne faut pas être étonné que le mouchoir soit tout noir ! C’est très fatiguant et je comprends maintenant pourquoi tant de monde porte un masque, pas trop pour la pollution, mais surtout pour la poussière !

 

Ensuite direction le palais du temple du ciel, même si le temps n’est pas très clément, cela fait partie de l’image que l’on connaît tous, je ne peux quand même pas passer à coté ! Par contre j’étais quelque peu déçu car même si le parc était ouvert, ainsi que la plupart des sites, celui que je voulais voir était fermé pour cause de rénovation ! Je n’ai pu voir ce fameux temple que de loin, et les magnifiques tuiles bleu indigo ne luisaient pas à la lumière du soleil, tant pis ! Il y a aussi le mont circulaire, lorsqu’on se place sur la pierre centrale, nos prières vont directement au ciel du fait de la conception de cet édifice. Les gens font donc la queue, soit pour faire une prière, soit juste pour se faire photographier. Juste en face on trouve encore une construction circulaire, cette fois-ci ce sont les remparts qui forment un cercle parfait avec quelques bâtiments au centre. On l’appelle le mur des échos car deux personnes peuvent se communiquer d’un bout à l’autre en parlant uniquement au mur, bien sur ça ne marche pas car il y a trop de monde !

 

Je suis ensuite repartis sur mon vélo en direction d’autres quartiers non explorés, je tombe par hasard sur le Liqun restaurant dont j’avais entendu parlé, au fin fond d’un hutong. Il parait que c’est le meilleur endroit pour déguster un canard laqué (Kao Ya 烤鸭) traditionnel cuit au feux de bois d’arbres fruitiers. Je décide d’en réserver un pour le soir. Cette adresse ne paye vraiment pas de mine, les restaurant est un peu décrépis mais on vient ici uniquement pour la nourriture ! Il faut absolument réserver car il y a très peu de place ! Par contre il y a une jolie collection de photos de personnalités du monde entier venues manger dans ce restaurant comme Valérie Giscard d’Estain pour les Français ! Je repars content de pouvoir déguster un très bon canard avant de prendre le train.

 

Le Sud du centre ville de Pékin est plus touché par la destruction des hutongs que le Nord, et vu la vitesse ou ça va, ce restaurant n’existera peut être plus l’année prochaine, c’est triste. On arrive donc dans les nouveaux quartiers de Pékin en sortant des ces derniers îlots de résistance aux pelleteuses, des immeubles « modernes », des avenues commerçantes de luxe, bref rien d’intéressant, tout est sans vie. J’ai pu remarqué un semblant de marché on l’on trouve toutes les spécialités à emporter qu’offre la cuisine chinoise, les brochettes en tout genre, les nouilles sautés, etc… C’est plutôt pour les touristes car on à voulu me vendre une brochette de fraises caramélisés pour 10¥ ! Alors que cela coûte max 5¥ ! Par contre j’ai vu sur un stand des trucs qui m’ont pas trop plus comme des brochettes d’insectes, bon je tenterais pas, mais c’est pas ça le pire, j’ai pu voir des brochettes d’hippocampes qui sont sensés être des espèces protégés… Bref, il commence à se faire tard, je décide de ramener mon vélo, et de partir à pied manger mon canard laqué !

 

J’arrive un peu avant l’heure de la réservation, et surprise, le restaurant est plein ! Même avec une réservation pour 19h, je n’ai pas commencé à manger avant 20h ! J’ai du attendre debout une heure qu’une table se libère au milieu des serveuses et des canards qui se promène sur des plateaux. C’est plutôt difficile car je commençait à avoir très faim ! Finalement je m’installe à une table, 2 chinois et 3 canadiens partagent à la table, qui est censée être pour 4 ! Mon canard arrive enfin, un entier rien que pour moi ! Normalement c’est pour 2 ou 3, c’était vraiment succulent, j’ai eu un peu de mal à finir quand même, j’ai mangé toute la viande, mais pas toute la peau caramélisée, c’est vite écœurent ! Bref je ne vois pas le temps passer, il est déjà 21h et mon train part dans ¾ d’heure ! Je demande vite l’addition, paye mes 100¥ pour le canard et repart très vite, un pousse-pousse me propose de m’emmener, je n’ai pas trop le choix vu l’heure qu’il est, je négocie à 10¥ la course pour m’emmener à la gare.

 

J’arrive finalement à l’heure à la gare de Pékin, je franchis les contrôles de sécurité habituels et m’installe dans le compartiment couché mou (软卧 ruan wo), il n’y a que 4 lits, plus de place qu’en couché dur, des services supplémentaires, une télé avec des films. Je partage le compartiment avec 3 filles qui ne décrocheront pas un mot du voyage a part me dire que j’ai oublié de mettre mes chaussons pour sortir du compartiment… Bref je regarde un peu Forest Gump en Chinois et je m’endors, le confort des lits est le même qu’en seconde classe, j’ai donc bien dormis et on arrive de bonne heure à Nanjing, je n’ai vraiment pas vu le temps passer. Mais à l’avenir je prendrais la seconde classe car je n’ai pas besoin de confort supplémentaire, on a juste besoin d’un lit pour dormir. 8h00, je rentre enfin à l’appartement, l’air de Nanjing me parait tellement plus respirable, c’est impressionnant !

par Laurent publié dans : Voyages
Lundi 24 avril 2006

C’est le grand jour, levé 6h00 pour prendre le minibus à 6h30 devant l’auberge de jeunesse pour partir à la grande muraille ! Pour situer un peu les choses, il existe principalement 4 sites plus ou moins restaurés de la grande muraille en « périphérie » de Pékin. Il y a le plus connu, Badaling (八达岭), qui est le plus proche et le plus fréquenté ! Les Chinois arrivent en masse par cars entiers, ça se bouscule vraiment sur ce petit tronçon de 1km, bref à absolument éviter. Il y a ensuite un peu plus loin Mutianyu (慕田峪) qui a été restauré pour décongestionner le premier site, guère plus intéressant. Et il y a plus loin 2 sites distants de 10km environ, Jinshanling (金山岭) et Simatai (司马台). J’avais prévu de partir à Simatai car c’est à cet endroit que l’on est le plus tranquille, et ce tronçon de muraille est vraiment magnifique. Mais l’auberge proposait de faire une randonnée de 4 heures entre Jinshanling et Simatai, je n’ai pas hésité une seconde.

Bref me voilà donc partis pour 3 heures de route au Nord-est de Pékin avec une quinzaine d’autres étrangers. Ce qui m’a le plus surpris, car on n’imagine pas trop le paysage comme ça, c’est à quel point ça peut être sec, et la déforestation des collines n’a rien arrangé. C’est poussiéreux, on se croirait dans le Nord de l’Afrique, moi qui imaginait la Grande muraille entourée de forêts, on peut très vite oublier cette image…

On arrive enfin à Jinshanling (金山岭), notre chauffeur nos indique les dernières recommandations et précautions à prendre, avant de partir à l’autre bout pour nous récupérer 5 heures plus tard. Je fais la connaissance de Français dans le groupe, ce sont les parents d’une fille qui travaille en Chine, et je ferais finalement la randonnée en leur compagnie. Sur l’ascension vers les sommets de la colline pour atteindre la grande muraille, on se fait suivre par des paysans qui ne vont pas nous lâcher pendant au moins 2 heures, ils nous expliquent pleins de choses, aident les personnes plus âgées à passer certains endroits. Bref on s’est retrouvé chacun avec un « ami » qui bien sûr attendent qu’on fasse un geste à la fin, qu’on achète leur carte postale ou leur livre… C’est difficile de leur en vouloir, car d’un coté on n’a rien demandé, mais de l’autre les paysans de cette région sont vraiment à plaindre, il n’y a pas ou peu de récoltes, ils essayent juste de diversifier leurs revenus. En tout cas ils sont très gentils et compréhensifs, et pour cette raison j’ai bien voulu acheter ses cartes postales, plus pour l’aider que pour les cartes postales.

Mis à part nos « amis », on n’a pas été beaucoup dérangés, car sur les 10km de muraille à faire, on étant seulement une vingtaine à tout casser… C’est vraiment magnifique, on se retrouve seul au milieu de ce paysage lunaire, sans aucun bruit, splendide ! Cette randonnée comporte 30 tours de guets, les 5 premières et 5 dernières ont étés restaurés, pour le reste c’est tel quel ! Car peu de Chinois font ce genre de parcours, on ne croise que quelques étrangers aventureux souhaitant le calme, la beauté, de pratiquer ce parcours plutôt dangereux. En effet, ce n’est vraiment pas recommandé à tous, il faut être en bonne forme ! 10km de muraille c’est très long, surtout que la plupart du temps ça ne fait que monter ou descendre avec des pentes jusqu’à 70°, c’est à la limite de l’escalade. En plus la partie non restaurée est plutôt dangereuse car ce n’est que caillasse et poussière qui glisse bien sous les chaussures ! Le temps est aussi à prendre en compte, car 5 heures en plein cagnard et plein effort ça use. Heureusement on croise des paysans dans les tours qui nous vendent des bouteilles d’eau pour ceux qui n’auraient pas prévu assez ! Et ce n’est pas plus mal, car en cas de malaise on est loin de tout, le premier village est à environ 10Km.

Comme d’habitude, les photos ne rendent pas grand-chose, mais ça donne un petit aperçu des difficultés de cette randonnée ! Au bout de 4 bonnes heures, nous voici arrivés à Simatai, après avoir traversé un pont de singe, nous partons rejoindre le véhicule. Je me prends un petite glace à l’eau au passage que je paye les yeux de la tête (4¥, au lieu de 0,5¥) mais bon j’en avait tellement envie ! En nous voici repartis pour 3 heures de bus, crevés !

 

Une fois rentré à l’auberge, je décide d’aller faire un tour comme d’hab dans les vieux quartiers, après 2 heures je me retrouve sur Tian’anmen, et là, je me refais alpaguer par 3 nanas. Bon je me suis pas trop méfié au début car elles étaient 3, et qu’elles n’avaient pas été directes dans l’approche, juste un Tai gao le ! (太高了) que j’ai l’habitude d’entendre dans la rue. Cela signifie quelque chose comme qu’il est grand ! Des fois je réponds, des fois non. Ce soir là j’avais rien de spécial à faire, je décide donc de leur répondre. On discute donc des conneries habituelles, quand au bout de 15min, une des filles me demande si je veux boire un thé car c’est le festival du thé en ce moment à Pekin. J’accepte car ça à l’air sincère, je me retrouve donc dans une salle de dégustation de Thé à la chinoise, on goûte 6 thés différents, avec à chaque fois des rituels différents pour chaque thé, c’est très intéressant et les thés sont vraiment très bons. Bien sur je m’attendais à ce que l’on me propose d’en acheter ensuite, normal, je prends 100g d’un thé vert, et 100g d’un autre, et la nana prend 100g de thé au jasmin. Tout allait très bien jusqu’au moment ou l’on amène la facture, et c’est à ce moment là que j’ai compris ou était l’arnaque, plus de 1000¥ ! On devait payer « chacun » 30¥ par thé dégusté, et mes thé étaient à 180¥/100g, ce qui était cher, même pour du très bon thé car on est en Chine, pas à Mariage Frère !

La tension commençait à monter car j’ai tout de suite refusé le thé (ils avaient déjà préparé les paquets ces petits malins !) et je ne voulait pas payer la dégustation non plus. La « démonstratrice » commença très vite à perdre patience aussi, alors que la nana qui m’accompagnait restait d’un calme placide faisant l’interprète entre moi et la vendeuse. Bref sans rentrer dans les détails, je suis repartis sans rien payer, et la vendeuse à perdue la face (je suis désolée pour elle, mais ils le cherche aussi !). La nana à soit disant payé ma part pour la dégustation, ça reste à prouver…

Je prends un taxi pour rentrer à l’auberge car il était tard et que j’étais passablement énervé de cet épisode. Et là comme si ce n’était pas fini, le taxi est incapable de trouver l’adresse, il fait plusieurs fois le tour du quartier pendant que le compteur continuait tranquillement de monter. Bon là j’ai dis stop, je lui ai demandé de s’arrêter et je continuerais à pied, et comme par miracle (ça m’étais jamais arrivé avant) le chauffeur reconnaît sa faute et ne me fait pas payer la course ! Plutôt sympa car il y en avait quand même pour 20¥ ! Finalement cette journée ne s’est plutôt pas trop mal finie, même si je me suis un peu énervé, je ne me suis pas fait arnaqué !

par Laurent publié dans : Voyages
Dimanche 23 avril 2006

Après une nuit plutôt bonne, je me prépare pour affronter ma nouvelle journée, objectif principal, le palais d’été (颐和园). C’est aussi l’occasion de tester le petit déjeuner compris dans le prix de la chambre. J’étais très étonné car je m’attendais un peu à un truc minable vu que la chambre n’est pas chère, et en fait non, il y a une petite salle bien sympa avec des bouquins, des sièges confortables, les murs remplis de mots laissés par les précédents voyageurs, on à juste à choisir entre petit déjeuner Chinois ou Occidental. Bon j’ai pris Occidental, car s’il y a un truc que j’ai du mal le matin c’est de manger du riz, des baozi, ou autres trucs que je réserve plutôt pour les autres repas ! C’était très bon, quelques toasts, un œuf, du beurre et de la confiture, accompagné d’un petit jus d’orange, ça met de bonne humeur pour reprendre la route !

Me voila donc partis à la recherche du bus 834 qui devait m’amener directement au palais d’été, et ça tombe bien car il y a un arrêt tout proche. Petite parenthèse, comme pour le métro, les bus de Beijing on un fonctionnement particulier, je pensais payer mon ticket au chauffeur comme d’hab, mais il y a en fait une autre personne qui s’occupe des billets, on dit notre destination et elle nous donne le prix correspondant (4¥ pour aller au palais d’été). Je trouvais ça un peu archaïque au début, mais ça à l’avantage de ne pas attendre que les gens payent à la montée dans le bus, c’est plus rapide. Bref, je n’imaginais pas ce palais si loin que ça, à croire que la leçon de la veille ne m’avait pas servie, pourtant ça aurait du me mettre la puce à l’oreille quand on voit sur la carte que c’est au-delà du quatrième périphérique…

Après 1h de route, sans trop de circulation, me voila enfin arrivé à ce palais d’été dont tout le monde parle. L’entrée est de 50¥ pour toutes les visites, et comme d’habitude avec tout ce que l’on fait à Pékin, c’est immense ! On peut encore y passer la journée sans problème, c’est en fait un très grand lac aménagé tout autour de différents sites ayant des histoires différentes. Le tour du lac fait environ 8Km, La partie Nord regroupe le plus grand nombre de sites sur une colline artificielle crée par le creusement du lac… Il fut crée au XVII et XVIIIème siècle par la dynastie Qing afin que la famille impériale dispose d’un endroit agréable pour se détendre. Les travaux ont durés environ 150ans, mais il a été détruit 2 fois par les forces Franco-anglaises durant les guerres de l’opium, et par 2 fois, l’impératrice Cixi le fit reconstruire, outrée par le comportement des « longs nez ».

Il y a donc une multitudes de choses à voir, des ponts tous différents et originaux, des palais, des temples, des jardins… Parmi les éléments les plus connus il y a le bateau de marbre commandé par l’impératrice Cixi, une reconstitution d’une vielle ruelle commerçante de l’époque (ça fait un peu Disneyland…), le pont aux 17 arches qui mène à une île au milieu du parc… J’ai aussi eu l’occasion d’assister à une spectacle de musique traditionnelle, c’était vraiment très beau.

 

Après 5 heures de visite, je décide de rentrer au centre ville, et bien sur je pensais naïvement pouvoir prendre le même bus, au même endroit dans l’autre sens… Erreur, car si un bus s’arrête à un endroit, il ne s’arrête pas forcement au même au retour ! Il a donc fallu que j’en prenne un autre pour récupérer mon 834 plus loin. Bref, la journée s’est finie dans une balade dans les vieux quartiers, aux hasard des ruelles ou l’on fini par se perdre et tomber souvent sur des culs de sacs ! Je décide de me coucher tôt car demain c’est levé à 6h00 pour aller à la Grande muraille !

par Laurent publié dans : Voyages
Samedi 22 avril 2006

Alors ça y est, mes bagages sont prêts, je prends le métro pour me diriger vers la gare de Nanjing, mon train part à 22h44. Après avoir passé les contrôles de sécurité habituels (on ne peut pas prendre le train en Chine sans billets ! il y a au moins 3 contrôles différents avec les bagages qui sont passés aux rayons X). Je monte enfin dans le train, pour l’aller j’ai pris la classe « couché dur » qui est en fait la seconde classe, cela correspond à des compartiments de 6 lits non fermés, et les lits ne sont pas durs ! Tout le monde à l’air rodé, organise ses affaires et son lit, je décide de faire de même. Après environ une heure, et différents services d’hôtesses, les lumières et haut parleur s’éteignent, je m’endors sans problème…

Réveil un peu brutal par l’hôtesse qui brame dans le haut parleur, on arrive dans une heure à Beijing. J’arrive finalement en dehors de la gare, il fait un beau soleil et je suis plutôt en forme, je décide donc d’attaquer tout de suite Tian’anmen et la cité interdite. J’avais pensé à faire le chemin à pied car sur le plan ça ne parait pas bien loin, mais d’après les conseils d’une Tripmate, je prends le métro ! Bon le métro à Beijing, c’est pour l’instant juste un embryon pas très efficace compte tenu de la taille de la ville. On est obligé de faire la queue à chaque fois pour acheter un billet que l’on montre après à la poinçonneuse ! Je ne sais pas s’il y a encore beaucoup de villes au monde avec des poinçonneuses dans le métro !

Bref à peine sortis du métro, je me fais alpaguer par une nana qui parle très bien anglais, je m’étais un peu préparé à ça, mais elle avait l’air plutôt sympathique, je décide de la suivre et savoir ce qu’elle veut. Elle m’a aidé à trouvé une Bank of China, m’a expliqué l’histoire de la place Tian’anmen et après environ 15min me demande si je veux l’accompagner pour voir son expo de peinture de son école (Bon, j’attendais ce moment là en fait…), elle m’avait rendu service, je décide de la suivre. C’était plutôt joli, et bien sur ils me proposent d’en acheter, je dis non et que je ne suis pas venu pour ça, elle n’insiste pas et je repars en direction de la cité interdite…

Je franchis enfin la fameuse porte qui donne sur l’esplanade sous le gigantesque portrait de Mao, pour arriver à ce que je pensais être la cité interdite. Erreur, c’est encore bien plus loin ! Il faut encore traverser 2 esplanades avant d’arriver à l’entrée de la fameuse cité interdite. C’est le point de ralliement de tous les touristes, beaucoup de chinois reconnaissables à leur casquette jaune canari ou rouge intense des groupes organisés, et je n’ai jamais entendu parlé autant Français en Chine ! Bref après avoir payé les 60¥ du ticket d’entrée, je suis le flot de touristes et j’entre dans ce lieu mythique. La première impression a été : c’est immense, la deuxième : qu’est ce qu’il peut avoir comme monde ! J’arpente donc pendant environ 4 heures les différents palais, dédales, et jardins avec l’aide précieuse de mon plan. Je ne vais pas rentrer dans les détails car ça serait trop long à tout expliquer, mais une bonne partie est en restauration pour les JO de 2008, il y aura même de nouveaux endroits accessibles dans 1 an qui n’ont jamais été ouvert au public auparavant. On peut y passer la journée pour tout voir, c’est impressionnant, par contre quand on ne connaît que très peu l’histoire Chinoise comme moi, c’est difficile d’être touché par certains endroits « stratégiques », on apprécie surtout le génie architectural.

A la sortie, Je me dirige en direction d’un supermarché de l’informatique (comme Surcouf à paris mais sur 5 étages) pour m’acheter une autre batterie pour mon appareil photo, car je ne peux pas prendre des photos toute la journée avec ce nouvel appareil. Je découvre à mes dépend par la même occasion l’échelle du plan de Beijing que j’ai dans la poche ! Après encore 110¥ dépensés pour une nouvelle batterie je reprends le métro direction les quartiers sud de Tian’anmen l’histoire de me balader un peu avant de me rendre à l’hôtel. C’est plutôt commerçant, et en plein remodelage (dans le langage de Pékin, cela veut dire qu’on rase les vieux quartiers pour construire des immeubles moches…). La fatigue et la nuit venant, je me rends à l’auberge de jeunesse (recherchez Beijing Downtown Backpackers) que j’avais réservé, un métro et un taxi qui ne savait pas ou c’était plus tard… J’arrive au fin fond d’un hutong (胡同), la quartier est plutôt sympa, quelques bars réaménagé dans ces vielles maisons dans le style voyageur (intérieur bois, plantes, livres sur des étagères que l’on peut emprunter…). L’auberge est très vivante, que des voyageurs étrangers de passage, l’adresse est connue par le bouche à oreille. C’est d’ailleurs un super endroit pour dormir pas cher (de 50 à 100 ¥ la nuit) dans les vieux quartiers de Beijing et très pratique pour accéder aux principaux sites touristiques !

Je m’installe donc dans ma chambre avec 3 autres étrangers une Australienne et 2 Français pour 60¥ la nuit, petit déjeuner compris ! Je commence une vraie nuit dans un vrai lit !

par Laurent publié dans : Voyages
Samedi 1 avril 2006

La province du An Hui (安徽) est limitrophe de celle du Jiang Su (江苏) dont Nanjing est la capitale. Pour se rendre au lieu de la visite, il faut compter environ 3h de bus (dont 2h d’autoroute) malheureusement on est toujours restés au sud du Chang Jiang (长江 ou plus communément appelé Yangzi), je n’ai donc pas eu l’occasion de le voir cette fois ci.

 

Comme on peut le voir sur la carte, on s’est dirigés vers une région plus vallonnée, loin des plaines du Yangzi. La journée s’est déroulée en 3 parties, on est d’abord arrivés à l’amont d’une petite rivière ou nous attendait des barques traditionnelles de transports, elles sont en fait très plates avec un faible tirant d’eau car la rivière est très peu profonde (on à pied partout !). Nous voilà donc partis pour une balade de plusieurs kilomètres à la force des bras grâce à des grands bambous.

 

On fini par arriver dans un petit village en bordure de la rivière, les maisons sont en bois et construites sur pilotis. Un groupe d’enfants du village nous attendent car en fait un des objectifs de la visite était que les parrains rencontrent leurs filleuls. Ils avaient donc apportés des cahiers, stylos, etc… A peine arrivés on se dirige vers une auberge pour déjeuner, le seul endroit d’ailleurs ou l’on peu manger dans ce petit village ! L’auberge est vraiment magnifique, situé dans une vielle maison, on a pu manger goûter aux spécialités locales. Bon je reconnais n’avoir pas tout aimé, c’était un peu étrange ! Après on a pu se balader dans le village, les personnes âgées y habitent encore, elles passent la journée sur des petites chaises à commérer ou à préparer le repas. Par contre on m’a expliqué que ces maisons faisaient partie du patrimoine de Chine, donc on ne peu pas acheter ni vendre, et pendant ce temps tout se délabre petit à petit car la restauration est impossible au niveau particulier.

 

Bref, on s’est dirigé ensuite plus dans les montagnes, sans savoir toujours ou je me dirigeais, on à pris des routes de plus en plus petites jusqu’au moment ou il était impossible de continuer. On était donc arrivés à la dernière visite, un village comme on le voit dans les cartes postales. A la différence que celui-ci était très authentique, pas de touristes, j’étais d’ailleurs probablement le premier étranger qui venait dans ce village d’après les dires du responsable. Je ne sais pas si c’est vrai, mais en tout cas on voyait bien que les gens n’avaient pas l’habitude de voir des étrangers… Les habitants étaient très accueillants, ils nous laissaient voir l’intérieur de leur maison et nous offraient du thé à boire, malheureusement on ne pouvait pas rester faute de temps. C’était un très joli village traditionnel, entouré de montagnes qui piègent les nuages, et de cultures de riz, lotus et colza.

 

18h, il est temps de rentrer, le jour commence à tomber et on n’a encore beaucoup de route. Le seul point négatif, comme partout en Chine dans les régions reculées, c’est la gestion des déchets. Tout ce qui n’est pas recyclable reste sur place, je vous imaginer les arbustes décorés de sacs plastiques, ça rappelle la garrigue autour du carrefour de Balaruc !

 

Il y a pleins d’autres photos visibles dans l’album photo spécialement dédié, allez voir !

par Laurent publié dans : Voyages
 

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