Alors comment s’organisent les cours de Chinois à Nanshida ? C’est assez simple, il y a en fait 4 cours différents avec des professeurs respectifs. Les cours sont tous les matins du lundi au vendredi de 8h à 11h50 avec 2 pauses, c’est plutôt bien équilibré. En tant que débutant, et pour les différents cours je me retrouve avec ces professeurs :
Cours de Chinois (le principal) : Professeur Zou, Elle est plutôt sympa, s’approche de la retraite et ne parle pas un mot d’anglais, parfois dur à suivre !
Cours de Prononciation : Professeur Wu, Petite jeune qui est censée nous faire bosser la prononciation, parfois on suit le bouquin, parfois on discute de tout et n’importe quoi. Maintenant ça va mieux car au début elle donnait vraiment l’impression de se faire ch…. en classe !
Cours d’écoute : Professeur Zhang, Sympa dans l’absolu, mais vu que c’est le cours le plus dur, on lui en veut toujours un peu ! Ce n’est que des exercices d’écoute sur magnéto, pratique des différents tons, écoute de dialogue…
Cours d’écriture : Professeur Xu, Cela sert au début à apprendre l’écriture des caractères chinois, les différentes clés et conventions d’écritures. Le cours est plutôt intéressant car on apprend pas mal de choses sur l’histoire des caractères très utiles pour aider à la mémorisation.

Bref on se retrouve donc pour un semestre avec 6 bouquins à étudier, je sais déjà que certains ne seront pas terminés, mais le plus gros sera fait. Je les trouve plutôt bien fait, un peu comme la méthode Assimil pour ceux qui connaissent, et les explications et traductions sont en Anglais. Pour les cours de Chinois, les 2 premiers bouquins sont « sous-titrés » Pinyin (écriture en phonétique des caractères chinois pour connaître leur prononciation par exemple) mais le suivant est 100% caractères, ça commence à se corser, car j’ai toujours du mal à me rappeler les tons ! En effet, chaque caractère peut se prononcer avec 5 intonations différentes, et ça se corse quand il faut enchaîner dans une phrase tous les différents tons. Je pensais naïvement que ce n’était pas si important que ça, que ça servait juste à « bien parler » mais que dans l’absolu on me comprendrait, ben non ! Si vous ne prononcez pas le bon ton, on ne vous comprend tout simplement pas, alors que parfois les différences sont quasi imperceptibles pour mes oreilles de Français ! Il arrive assez fréquemment de se prendre la tête sur un mot, je répète 15 fois en tentant toutes les intonations possibles pour qu’on me réponde ce que je dis depuis le début comme si je prononçais mal, j’ai l’impression de vivre la scène du « serial killer » dans le film la cité de la peur…

Bref, les après-midi sont quand même assez occupés, surtout les premières semaines ou le vocabulaire à apprendre est plus important. Car chaque nouveau caractère dois être écrit une cinquantaine de fois pour qu’on puisse le retenir, et quand on en à 20 nouveaux à apprendre, ça fait quelques pages d’écriture et occupe au moins 2 heures ! Après on peut attaquer l’apprentissage de la langue « normal » quand on n’étudie pas une langue à pictogramme (grammaire, etc…) ! Heureusement pour ça, le Chinois est très simple, ça compense d’autres difficultés !

Autres éléments indispensables, les dicos ! Il en faut en fait 2 sortes, Le classique Chinois Français et Français Chinois avec bien sûr le Pinyin, et l’indispensable Xinhua Cidian 新华词典! Car le premier permet de traduire du Chinois vers le Français uniquement si vous connaissez le Pinyin, sinon il faut utiliser le deuxième qui vous donnera le Pinyin nécessaire à votre traduction dans le premier dico ! (Note : Il n’existe pas de Xinhua Cidian qui donne la définition directement en Français, il existe juste une version en Anglais, un peu gros et pas transportable). Prenons l’exemple du caractère 家jia qui signifie famille, si vous voulez traduire ce nouveau caractère rencontré dans la rue et que vous ne connaissez pas sa prononciation (à condition de connaître les clés de base des caractères, et les conventions d’écriture) On décompose le caractère en 2 parties, il correspond à la clé du cochon sous la clé du toit. Le toit s’écrit en 3 traits, on cherche donc dans la liste des clés à 3 traits celle du toit, cela nous donne un numéro de page ou l’on va retrouver tous les caractères qui s’écriv
ent avec la clé du toit, il faut donc trouver la deuxième partie sachant qu’elle s’écrit en 7 traits. On obtient un nouveau numéro de page qui nous donne la définition du mot en Chinois (pas très intéressant) mais surtout le pinyin correspondant ! Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire après !
