
Nous voici arrivés à Pékin pour quelques jours, l’histoire de récupérer et d’avoir le temps d’acheter un billet de train pour Zhengzhou ce qui déterminera notre date de départ. On loge dans la famille de Wenjing (l’immeuble se trouve entre le troisième et quatrième périphérique de Beijing), mais malgré que l’on ne soit pas très loin du centre sur la carte, il nous faut minimum 1h30 de bus pour le rejoindre car la circulation est très importante et les distances très grandes.
Les visites sont très limitées car je suis déjà venu l’année dernière, on a passé plutôt notre temps à se balader dans les rues, bien manger, et acheter quelques cadeaux pour Noël que l’on ne trouve qu’à Beijing.
En tout cas j’ai pu remarquer pas mal de changement en 1 an, surtout en préparation des jeux olympiques. En effet de grandes campagnes de communication ont étés lancées afin de rendre la population plus accueillante et la ville plus propre. Mais les vielles habitudes ont la vie dure, encore beaucoup de Pekinois crachent dans la rue malgré les amendes qu’ils risquent.

Beaucoup d’efforts ont étés fait pour les transports en commun, et c’est plutôt efficace, je suis toujours étonné de voir comment cela se passe maintenant. L’année dernière il fallait se faire une place à coup de coude pour monter dans le bus ou le métro, maintenant les gens font la queue sur le trottoir ! Il y a une ligne d’attente par numéro de bus à chaque arrêt, et la population respecte assez bien, ce qui est étonnant pour ceux qui ont connu l’aventure d’acheter un billet de train à la gare. Quelques fois les retraités font le petit boulot de flic d’arrêt de bus, ils prennent leurs boulot très au sérieux et on à droit au coup de sifflet pour chaque pas en dehors de la ligne !
La population est aussi plus ouverte vers les étrangers, même s’il existe des attrapes touristes et des discriminations positives envers les étrangers (dans le sens qu’on t’arnaque un max), j’ai eu l’occasion d’avoir des contacts plus chaleureux quand je demandais mon chemin. J’ai eu le cas d’un papy qui nous as accompagné vers notre destination « Let me help you, I was a translator at the chinese army… ».

Tout change très vite, la petite rue d’un hutong où j’étais venu dans une auberge de jeunesse connue que des étrangers (LA bonne adresse qui circule du bouche à oreille) s’est transformé en rue branché pour la nouvelle jeunesse Chinoise, l’ambiance reste encore sympa, l’architecture authentique, mais pour combien de temps ?
Voilà, c’est reparti, me voici en route avec Wenjing pour de nouvelles aventures en Chine. Les premiers pas une fois atterri en Chine manquent un peu d’excitement, un mélange de non découverte et fatigue intense. En fait, pour venir à Beijing, j’ai tenté l’option avec escale plutôt que les traditionnel direct Paris-Beijing d’Air France (Pff, trop simple…). En fait c’est surtout le prix qui a motivé mon choix car la compagnie Emirates qui fait escale à Dubaï est souvent la moins chère pour l’Asie.
Le point positif, c’est que cette compagnie n’a rien à envier à Air France, je pensais naïvement comme tout bon Français chauvin de nature qu’Air France est une des meilleures compagnies, ben non ! Les services, équipements d’Emirates sont vraiment à la hauteur, on à pas le sentiment de se sentir en classe éco, à par bien sûr la place pour les jambes. J’ai surtout apprécié l’équipement vidéo avec un grand écran et des centaines de films, vidéos, radios, clip, etc… On peut brancher son PC, regarder les photos de l’appareil photo sur le grand écran ! Les repas sont tout à fait corrects, avec même de vrais couverts en inox ! C’est con comme détail, mais ça vrai une vrai différence sur l’impression générale.
Au final, au lieu de 11 heures de vol pour un direct, on à 2 fois 7 heures avec une escale de 3 heures à Dubai (entre minuit et 3h du mat) ce qui à été aussi une surprise. J’imaginais passer mon transfert allongé entre 2 sièges essayant désespérément de dormir avec en fond sonore l’équipe de nettoyage de nuit. C’était tout le contraire, premièrement on sort directement sur le tarmac (32°C en pleine nuit…) où un bus attend les passagers car l’aéroport est submergé et le futur aérogare supplémentaire n’est pas terminé. Une fois arrivé dans l’aérogare principal, j’avais du mal à réaliser étant encore la tête dans le pâté, la zone duty free est en fait un gigantesque centre commercial ! Il y avait autant de monde à 1h du matin que dans un carrefour un samedi après-midi en France !

Pour info, j’ai noté très content car l’agent souriait, ce qui est assez rare pour le souligner !

